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Title// Titre

Panel 1 Paper 1.1: Le paysage, une démarche de projet pour accompagner la transition énergétique des territoires

DOI

https://doi.org/10.7275/k456-3s45

Organizer/Presenter/author Information // Informations sur l'organisateur / le présentateur / auteurs

Sébastien Giorgis, Architecte DPLGFollow

Biographical Information // Informations biographiques

Sébastien Giorgis - Architecte DPLG, Paysagiste FFP, Urbaniste SFU,

Paysagiste-Conseil de l’Etat,

Membre du Conseil Scientifique International (CSI) de l’ICOMOS Cultural Landscapes,

Fondateur du réseau Euro-Méditerranéen de la Ville et du paysage VOLUBILIS,

Fondateur de l’agence PAYSAGES ( Avignon) en 1992, équipe pluridisciplinaire de conception et de maitrise d’œuvre de projets urbains, projets de territoires et conception d’espace publics. À ce titre, il a été primé par le Trophée National de l’Aménagement Urbain (2006) pour le projet de la place des arcades à Nyons, par les Victoires du paysage 2010 pour le projet de Jardin romain à Caumont-sur-Durance et par le Trophée du Bois 2012 pour le front de neige de Montgenèvre.

Co-Fondateur du Collectif national « Paysages de l’Après Pétrole » (PAP)

Il est par ailleurs, adjoint au maire d’Avignon, délégué aux patrimoines bâtis et naturels, au PSMV, au projet stratégique de développement territorial et à la qualité de l’espace public.

Keywords

Cultural Landscapes, Rural Heritage, Local knowledge, communities

Abstract // Résumé

Comme toutes grandes transformations économiques, culturelles et techniques, la transition énergétique transforme les territoires, générant de nouveaux paysages qui peuvent parfois heurter certains et en lesquels les habitants peuvent ne plus se reconnaitre.

Les questions contemporaines auxquelles sont confrontées les collectivités, les acteurs économiques, les associations ou les services des États, résident dans la manière de concilier ces transformations territoriales rendues nécessaires et urgentes face aux changements climatiques en cours (par le développement des énergies renouvelables par exemple) tout en en préservant les qualités intrinsèques : produire des paysages contemporains de qualité.

Mais sur quels fondements théoriques et pratiques pouvons-nous nous appuyer pour nous assurer que l’on met en œuvre des projets de transformation des paysages actuels qui répondent bien à des « objectifs de qualité paysagère ». L’exposé tendra à présenter une démarche de projet de paysage appuyée sur la définition du paysage telle que proposée par la Convention européenne du paysage ( Convention de Florence, 2000) : « Paysage : partie de territoire telle que perçue par les populations »

Les trois termes de cette définition constituent la base de cette méthode de projet pour un paysage de la transition énergétique de qualité :

- la « PARTIEde territoire » représente la dimension physique du paysage, sa morphologie particulière héritée de la géographie et de l’histoire. C’est la part du paysage que l’on désigne, dans sa diversité, sous le vocable « d’Unité de Paysage »

- « telle que perçue » fait état de la dimension sensible (c’est à dire telle que perçue par les sens) de la notion de paysage, et plus particulièrement, celle du sens de la vue.

- « PARLES populations » : nous entrons ici dans la part dite « subjective » (liée aux « sujets », dans leur diversité) du paysage, les deux autres dimensions étant tout à fait objectivables.

Ces trois niveaux d’analyse sont mobilisés pour concevoir tout projet contemporain fondé sur les caractéristiques paysagères d’un territoire, sur ses valeurs et sur ses enjeux culturels et sociaux.

Bibliographic References // Références Bibliographiques

  • « Paysages de transition » Introduction aux Entretiens de VOLUBILIS, Avignon, Novembre 2013
  • Article « Le temps et l’espace dans la ville et les paysages », introduction aux 11èmes Rencontre euro-méditerranéenne de VOLUBILIS, Avignon, Novembre 2014
  • Paysages de transition, In « Paysages d’Après pétrole » Revue Passerelle (21/01/2011)
  • « Paysage frugal », introduction aux 12èmeRencontres Euro-méditerranéennes de VOLUBILIS, novembre 2016

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Panel 1 Paper 1.1: Le paysage, une démarche de projet pour accompagner la transition énergétique des territoires

Comme toutes grandes transformations économiques, culturelles et techniques, la transition énergétique transforme les territoires, générant de nouveaux paysages qui peuvent parfois heurter certains et en lesquels les habitants peuvent ne plus se reconnaitre.

Les questions contemporaines auxquelles sont confrontées les collectivités, les acteurs économiques, les associations ou les services des États, résident dans la manière de concilier ces transformations territoriales rendues nécessaires et urgentes face aux changements climatiques en cours (par le développement des énergies renouvelables par exemple) tout en en préservant les qualités intrinsèques : produire des paysages contemporains de qualité.

Mais sur quels fondements théoriques et pratiques pouvons-nous nous appuyer pour nous assurer que l’on met en œuvre des projets de transformation des paysages actuels qui répondent bien à des « objectifs de qualité paysagère ». L’exposé tendra à présenter une démarche de projet de paysage appuyée sur la définition du paysage telle que proposée par la Convention européenne du paysage ( Convention de Florence, 2000) : « Paysage : partie de territoire telle que perçue par les populations »

Les trois termes de cette définition constituent la base de cette méthode de projet pour un paysage de la transition énergétique de qualité :

- la « PARTIEde territoire » représente la dimension physique du paysage, sa morphologie particulière héritée de la géographie et de l’histoire. C’est la part du paysage que l’on désigne, dans sa diversité, sous le vocable « d’Unité de Paysage »

- « telle que perçue » fait état de la dimension sensible (c’est à dire telle que perçue par les sens) de la notion de paysage, et plus particulièrement, celle du sens de la vue.

- « PARLES populations » : nous entrons ici dans la part dite « subjective » (liée aux « sujets », dans leur diversité) du paysage, les deux autres dimensions étant tout à fait objectivables.

Ces trois niveaux d’analyse sont mobilisés pour concevoir tout projet contemporain fondé sur les caractéristiques paysagères d’un territoire, sur ses valeurs et sur ses enjeux culturels et sociaux.